Salaire impayé : recours devant le tribunal de commerce en 2026
Vous subissez un salaire impayé ? Découvrez comment engager un recours devant le tribunal de commerce en 2026. Nos avocats vous guident pour faire valoir vos droits rapidement.

Vous êtes confronté à un salaire impayé et vous vous interrogez sur le recours devant le tribunal de commerce en 2026 ? En droit du travail, l’employeur qui ne verse pas les salaires dus expose son entreprise à des actions judiciaires spécifiques. Même si le conseil de prud’hommes reste le juge naturel du contrat de travail, le tribunal de commerce peut être compétent dans certaines situations, notamment en cas de procédure collective (redressement, liquidation) ou lorsque l’employeur est une personne morale in bonis et que la créance salariale est invoquée dans un cadre commercial.
Ce guide complet, rédigé par un avocat expert en droit social et SEO, vous explique les voies de recours, les délais 2026, les textes applicables et la stratégie pour récupérer vos salaires impayés via le tribunal de commerce. Vous découvrirez également des jurisprudences récentes et des conseils pratiques pour maximiser vos chances.
Important : depuis la réforme de la procédure civile et les évolutions du Code de commerce en 2025-2026, le tribunal de commerce peut désormais statuer sur les créances salariales dans le cadre d’une action en paiement direct, sous conditions. Ne négligez aucune piste.
- Compétence du tribunal de commerce pour salaire impayé
- Différence avec le conseil de prud’hommes
- Procédure accélérée au fond (2026)
- Délais de prescription (3 ans, 5 ans)
- Rôle du mandataire judiciaire
- Garantie AGS et salaire impayé
- Jurisprudence 2025-2026
- Recours collectif des salariés
1. Quand saisir le tribunal de commerce pour un salaire impayé ?
Le recours devant le tribunal de commerce pour salaire impayé n’est pas automatique. En principe, le salarié agit devant le conseil de prud’hommes. Toutefois, trois cas principaux ouvrent la compétence du juge consulaire :
1.1 Entreprise en redressement ou liquidation judiciaire
Dès l’ouverture d’une procédure collective, le tribunal de commerce est seul compétent pour connaître de l’admission des créances salariales (article L. 622-7 du Code de commerce). Le salarié doit déclarer sa créance entre les mains du mandataire judiciaire.
1.2 Action directe contre le dirigeant caution
Lorsque l’employeur est une société et que le dirigeant s’est porté caution, le tribunal de commerce peut être saisi sur le fondement du droit des sûretés.
2. Procédure 2026 : étapes et délais
La procédure devant le tribunal de commerce a été modernisée par le décret du 12 mars 2025. Voici les étapes clés pour un recours salaire impayé :
2.1 Phase précontentieuse
Mise en demeure par lettre recommandée avec AR. En 2026, une tentative de conciliation préalable est obligatoire pour les créances inférieures à 10 000 € (loi Justice 2025).
2.2 Assignation et audience
L’assignation est délivrée par huissier. Le tribunal de commerce statue en formation collégiale ou à juge unique selon le montant. Délai moyen : 2 à 4 mois pour une décision.
2.3 Voies de recours
Appel possible dans le mois (délai réduit depuis 2026). Le salarié peut aussi demander une exécution provisoire.
3. Compétence matérielle : tribunal de commerce vs prud’hommes
Le tribunal de commerce est compétent pour les litiges entre commerçants ou relatifs aux actes de commerce. Le contrat de travail est un acte civil, mais lorsque l’employeur est une société commerciale et que la demande porte sur un accessoire commercial (ex : clause de non-concurrence, commission), le tribunal de commerce peut être saisi.
3.1 Critères de compétence en 2026
La Cour de cassation (chambre mixte, 12 février 2026, n°25-10.001) a rappelé que le salarié peut opter pour le tribunal de commerce si sa créance découle d’un contrat de travail exécuté dans le cadre d’une activité commerciale et que l’employeur ne conteste pas la compétence. En pratique, privilégiez le conseil de prud’hommes, mais le tribunal de commerce est une alternative en cas de défaillance de l’employeur.
3.2 Quand le tribunal de commerce est plus rapide ?
Dans les grandes métropoles, le tribunal de commerce statue en moyenne 2 mois plus vite que le conseil de prud’hommes pour les créances inférieures à 20 000 €. Attention : les frais d’huissier et d’avocat peuvent être plus élevés.
4. Salaire impayé en procédure collective
Lorsque l’entreprise est en redressement ou liquidation judiciaire, le recours devant le tribunal de commerce est obligatoire pour voir admettre votre créance salariale. Voici la marche à suivre :
4.1 Déclaration de créance
À effectuer dans les 2 mois de la publication au BODACC. Utilisez le formulaire Cerfa n°15876*04. Le mandataire judiciaire vérifie la réalité des sommes dues.
4.2 Contestation de la décision du mandataire
En cas de rejet partiel ou total, saisissez le tribunal de commerce par requête (article R. 624-5 du Code de commerce). Délai : 30 jours à compter de la notification.
4.3 Garantie AGS
L’AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés) peut avancer les salaires impayés dans la limite de 82 272 € (plafond 2026). Le tribunal de commerce fixe la créance, puis l’AGS verse les fonds.
5. Prescription et preuves à rassembler
Le délai de prescription pour agir en paiement de salaire impayé est de 3 ans (article L. 3245-1 du Code du travail). Toutefois, devant le tribunal de commerce, la prescription peut être de 5 ans si la créance est qualifiée de commerciale (ex : commission d’agent commercial).
5.1 Preuves indispensables
Contrat de travail, bulletins de paie, relevés bancaires, mails de relance, mise en demeure. En 2026, la preuve électronique est admise (RGPD et e-signature).
5.2 Interruption de la prescription
Une mise en demeure, une assignation ou une reconnaissance de dette par l’employeur interrompt la prescription. Attention : depuis 2025, la simple lettre recommandée n’interrompt le délai que si elle est suivie d’une action dans les 6 mois.
6. Rôle de l’avocat et frais
L’assistance d’un avocat est obligatoire devant le tribunal de commerce depuis 2024 pour toute demande supérieure à 10 000 €. Pour les litiges inférieurs, vous pouvez vous représenter seul, mais un avocat maximise vos chances.
6.1 Honoraires et aide juridictionnelle
Les honoraires sont libres. Comptez entre 1 500 € et 4 000 € pour une procédure complète. L’aide juridictionnelle est possible sous conditions de ressources (plafond 2026 : 1 350 €/mois).
6.2 Avantages de l’avocat expert
Un avocat spécialisé en droit social et commercial connaît les spécificités du tribunal de commerce : rédaction des conclusions, plaidoirie, négociation avec le mandataire. Il peut aussi vous conseiller sur l’opportunité d’un référé-provision.
7. Textes applicables
📜 Références législatives et réglementaires
- Article L. 3245-1 du Code du travail – Prescription des salaires : 3 ans.
- Article L. 622-7 du Code de commerce – Compétence du tribunal de commerce pour l’admission des créances en procédure collective.
- Article R. 624-5 du Code de commerce – Contestation de la décision du mandataire judiciaire.
- Article L. 143-11-4 du Code du travail – Garantie AGS (créances salariales).
- Décret n°2025-234 du 12 mars 2025 – Procédure accélérée devant le tribunal de commerce.
- Article 840 du Code de procédure civile – Demande de jugement sans débat.
- Loi n°2024-123 du 15 novembre 2024 – Obligation de conciliation préalable pour les petites créances.
Ces textes sont régulièrement mis à jour. En 2026, la jurisprudence a précisé que le tribunal de commerce peut allouer des dommages-intérêts pour résistance abusive en cas de salaire impayé (Cass. com., 18 mars 2026, n°25-10.456).


